Sidi Bel Abbés
Les habitants des cités AADL réclament des structures d’accompagnement
Les nouvelles cités d’habitation 2000 logements AADL 2 et 1200 logements AADL situés dans les quartiers Kaïd Rabeh et quartier Gambetta dans la ville de Sidi Bel Abbés réclament de leur réaliser les structures d’accompagnement et sollicitent les autorités locales de prendre en compte leur calvaire. Relogés depuis presque deux années, leurs enfants tous paliers scolaires confondus continuent à se déplacer vers les autres quartiers et le centre-ville pour étudier.
Les projets qui leur ont été programmés ont retardé à être concrétisés au détriment de leurs enfants qui doivent se réveiller tôt le matin et rentrer tard l’après-midi par manque de moyens de transport. A ce sujet, ils demandent d’ouvrir des lignes de transport de l’entreprise publique ou de mobiliser un bus scolaire pour conduire les élèves.
Les parents sans véhicules sont incapables de payer le taxi quatre fois par jour, pour conduire leurs enfants en bas âges et se rendre à leur travail, ce qui leur revient cher et s’ils attendent les taxis collectifs, les enfants rentreront en retard en classe. Outre, les habitants demandent un centre de santé où se soigner et faire les vaccins nécessaires aux nourrissons sans les contraindre à se déplacer dans d'autres quartiers.
Ils reprochent aux responsables concernés de n’avoir pas planifié d’équiper leurs cités d’une sureté urbaine afin d’instaurer la sécurité et protéger leurs biens et faire régner la sérénité ainsi que de réaliser des stades matico où leurs enfants peuvent se distraire et pratiquer le sport pour fuir l’oisiveté après les heures des classes et en absence d’espaces verts et des aires de jeux. Les malheureux habitants avaient, indiquent-ils, déposé de nombreuses doléances aux responsables de wilaya afin de leur réserver les commodités de la vie et alléger leur peine, mais sans suite, leur zone urbaine est déshéritée, déplorent-ils.
Pour attirer l’attention des autorités locales, des dizaines d’habitants des deux cités ont observé un sit-in devant le siège de la wilaya la fin de semaine et exigé de rencontrer le nouveau wali.
Fatima A

Mostaganem
Des solutions innovantes pour réduire les effets du changement climatique
Les participants à la rencontre internationale intitulée «Fruit du soixantenaire d'un travail durable pour parvenir à la sécurité alimentaire» ont mis l’accent, mercredi et jeudi à Mostaganem, sur la nécessité de solutions innovantes afin de réduire les effets du changement climatique sur le secteur agricole.
Le professeur Mohamed Benkhalifa spécialisé en sciences agronomiques à l'université «Abdelhamid Ibn Badis» de Mostaganem et chercheur dans le cadre du programme de coopération algéro-européen «Prima 2», a souligné que le but des solutions innovantes est de rationaliser l'utilisation, préserver les ressources naturelles dont l'eau et passer d'une exploitation intensive à une gestion intelligente, rationnelle et durable, notamment au profit des petits agriculteurs et des coopératives familiales. Dans le cadre du programme de coopération algéro-européen mentionné (universités de Mostaganem et Oran 1), des recherches sont menées face au réchauffement climatique et à l'utilisation intensive de l'eau à travers la création de dispositifs de surveillance de l'humidité du sol qui aident les agriculteurs à irriguer à moindre coût, a indiqué le même conférencier.
L'Office national de météorologie œuvre à développer ses produits destinés au secteur agricole, notamment par le biais d'indicateurs climatiques pour suivre les cultures stratégiques tels le blé et l'orge, pour fournir des bulletins qui aident les agriculteurs à prendre des décisions en temps opportun, a expliqué la chef de service vigilance et études climatiques de cette instance publique, Amina Boussetta.
La station régionale de protection végétale de Mostaganem encourage les agriculteurs à adopter des méthodes alternatives de protection des cultures, notamment par la lutte intégrée qui inclut la lutte biologique et biotechnologique (phéromones) et l'utilisation d'insectes auxiliaires pour réduire le recours au traitement chimique, a fait savoir la directrice de la station, Karima Ouazzani. Pour sa part, l’ingénieur agronome et représentant des laboratoires américains «Corteva» en Algérie, Badis Mohamed a souligné que trouver de nouvelles variétés de semences qui s'adaptent aux nouvelles conditions climatiques est devenu plus qu'une nécessité, appelant à intensifier la recherche dans ce domaine.
Au cours de cette rencontre internationale de deux jours, organisée dans le cadre du Salon international de l'agriculture «Mosta Expo» de Mostaganem, des modèles de réduction des impacts climatiques sont présentés, ainsi que les travaux de divers programmes de coopération internationale et universitaire et les efforts des instances publiques et du secteur privé national dans ce domaine.

 

 
 

tarif