Mers El Kébir hai Dadayoum (ex-Sainte-Clotilde)
La détresse de 30 familles vivant dans une vieille école
A Mers El Kébir, qui abrite, plus de 200 bâtisses remontant à l’ère coloniale, des dizaines de familles vivent encore dans des conditions déplorables et inhumaines, et ce, en l’absence d’opérations de relogement devant être engagées dans le cadre de la lutte contre l’habitat précaire.
Effectivement, c’est un cri de détresse qu’on lancé les 30 familles vivant dans une vieille école primaire menaçant ruine datant de 1903, située dans la paisible localité de hai Dadayoum, (ex-Sainte-Clotilde), relevant de la tutelle administrative de la commune de Mers El Kébir.
Les habitants de cette vieille école primaire, que nous avons rencontrés en compagnie du P/APC de Mers El Kébir, M. Soualmi Mohamed et un membre de l’APW, M. Samir Arbaoui, ne savent plus quoi faire face à la détérioration progressive de leurs conditions de vie. Ces derniers qui se disent livrés à eux-mêmes, s’interrogent toujours sur le silence des pouvoirs publics. Selon notre constat sur place, la bâtisse en question, est en réel danger d’effondrement, pouvant survenir à tout moment.
D’ailleurs, il n y’a pas si longtemps, une dalle s’est écroulée, ainsi que d’autres murs et plafonds sans faire heureusement de victimes. Un rapport avait été alors établi par une commission mixte et adressé aux autorités concernées sur l’état délabré des lieux et la dangerosité de la structure. Par ailleurs, des promesses avaient été faites pour leur relogement, mais en vain. Il faut signaler également que les escaliers branlants, utilisés par la plupart des habitants de cette bâtisse vétuste, menacent de s’effondrer à n’importe quel moment. Selon un père de famille, un septuagénaire: «cela fait 60 ans que nous habitons dans cette vieille école, datant de l’ère coloniale. Nous ne savons plus comment fuir le danger qui nous guette à tout instant», a-t-il ajouté. Une autre habitante des lieux, mère de cinq enfants, n’a pas manqué de soulever les répercussions de cette vie de promiscuité sur l’évolution mentale des enfants. Les larmes aux yeux, une autre mère de famille, n’a pas hésité à dire son mécontentement quant aux réactions des services concernés, qui n’ont effectué de déplacement malgré la série d’effondrements, enregistrée dans cette structure vétuste. La question demeure posée : les locataires des logements précaires seront-logés un jour, ou bien continueront ils à supporter indéfiniment leur calvaire drame ?
Lahmar Cherif M

Rentrée scolaire au Pôle urbain Ahmed Zabana (AADL Misserghine)
Les parents peinent à inscrire leurs enfants
Dans notre édition de jeudi, on avait évoqué le cas de la surcharge dans les classes au CEM Benallal à Bouâmama (ex-Coca), et les difficultés rencontrées par les parents d’élèves des nouvelles cités AADL. A ce sujet, un groupe de parents nous a contactés pour nous faire part de la souffrance de 300 élèves du groupement urbain Ahmed Zabana de Misserghine. Ces élèves dont les parents n’ont pas trouvé de places dans les établissements scolaires de la cité AADL, ont été affectés par la direction de l’Education aux établissements de la cité AADL Ain El Beida, chose qui a créé une surcharge qui n’a pas plu aux parents à Ain El Beida qui ont refusé de laisser leurs enfants aller aux classes durant la première semaine de la rentrée, affirment les parents.
Il a fallu l’intervention de la tutelle, qui a trouvé au bout du compte des places au niveau des établissements d’Es-Sénia, où ces 300 élèves ont pu être placés et entamer leur année scolaire.
Rappelons que le coup d’envoi de cette année a été donné à partir de la cité AADL de Misserghine (Pôle urbain Ahmed Zabana). En marge de cette cérémonie, le wali d’Oran Said Sayoud avait déclaré qu’en dépit du retard dans la réalisation des établissements scolaires encore en travaux, cette année, les choses se sont beaucoup améliorées, appelant les parents à faire preuve de patience, avant quelques mois seulement de la réception du reste des établissements, qui vont être la solution à ce problème de surcharge et de manque de places.
L’emplacement de la cité AADL de Misserghine et le nombre trop élevé des habitants qui se sont installés cet été, a fait que les établissements scolaires déjà en service ne pouvaient plus contenir le flux. Certaines familles ont même retournées vers leurs anciens lieux de résidence afin de pouvoir inscrire leurs enfants avant que ça soit trop tard.
La direction de l’Education quant à elle, fait avec les moyens du bord, et essaie de trouver des solutions à ces problèmes, en attendant le renforcement des infrastructures éducatives durant les prochains mois.
Plusieurs parents ont pointé du doigt les responsables locaux qui ont omis d’inscrire les établissements scolaires et les infrastructures de sécurité parallèlement avec le lancement des travaux de ce pôle. Surtout que c’est toujours le même problème qui se pose à chaque réception d’une nouvelle cité.
J.M